Xi’an (paix de l’Est), située à 1100 Km de Pékin dans la province du Shanxi, est une ancienne capitale de la Chine. C’est une ville très ancienne de plus de 5 millions d’habitants qui rayonna dans l’antiquité de par sa culture et son influence, tant commerciale que politique et militaire. A Xi’an se trouve notamment la fameuse armée de terre cuite ainsi que le tombeau de l’empereur Qin, célèbre pour avoir unifié la Chine en 221 avant JC.

J’ai passé une dizaine de jours à Xi’an en Mai 2005, afin de rencontrer 2 amis français qui y faisaient un stage de 6 mois. La ville est loin d’être aussi développée que Shanghai ou Pékin, et est de loin beaucoup moins jolie et agréable que Hangzhou. Son atmosphère est polluée et poussiéreuse, ce qui génère une brume grise et constante.

Xi’an dispose d’une architecture traditionnelle chinoise en carrée, le centre de la ville est entouré par d’imposants remparts qui autrefois protégeaient la ville entière et qui maintenant enferment le cœur historique, dans lequel se trouve la tour de bambou et celle de la cloche.

Après avoir passé quelques jours à Xi’an j’étais content de repartir et de retourner à Hangzhou. Alors que pour l’allé j’avais le droit à un wagon couchette dans le train Hangzhou-Xi’an, il ne me restait plus que des sièges durs dans le train Xi’an-Hangzhou. L’expérience de ce trajet restera inoubliable. J’étais assis dans le train pendant 12 heures avec une quasi-impossibilité de bouger tant nous étions serrés sur nos sièges. Le bruit et la fumée m’empêchaient de dormir. En face de moi se trouvait un nouveau-né qui, comme tous les nouveaux-nés en Chine, ne possédait pas de couches. D’habitude j’aime bien les bébés, mais celui-ci en plus de pleurer pendant des heures faisait ses besoins sous la table qui séparait nos bancs. Enfin, j’ai eu la maladresse de laisser traîner mes doigts où il ne fallait pas, dans l’interstice de la porte des toilettes au moment où quelqu’un la referma, ce qui entraîna la perte de mon ongle.

Beijing (Capitale du Nord), est sélectionnée en 1949 par la chine nouvelle pour en faire le symbole de son apogée territorial. Ville monumentale de plus de 10 millions d’habitants, elle abrite un étonnant mélange de monuments démesurés, tels que la grande muraille de Chine, la citée interdite et le palais d’été.
Mon premier séjour à Pékin s’est déroulé fin Juillet 2005.
Mon stage de 6 mois à Hangzhou était fini. Je venais de passer 2 semaines dans la province du Hunan. Et il était prévu que ma dernière destination avant mon retour en France se devait d’être Pékin, vu que d’une part il était difficilement concevable pour moi de ne pas ajouter cette ville, capitale de la Chine et berceau de monuments connus de par le monde, à ma liste de destinations chinoises se devant d’être visitées, et que d’autre part cette occasion m’était grandement facilitée par le fait qu’un de mes amis chinois, qui fait ses études en France et rentre chez lui lors des vacances d’été, pouvait m’héberger pendant la durée de mon séjour.

J’ai quitté Changsha et suis arrivé à Pékin le 22 juillet, avec pour objectif de consacrer un mois entier à visiter la ville (mon billet de retour étant programmé pour le 21 Août). Néanmoins j’ai très vite déchanté et réalisé que visiter une ville tout seul n’est pas très amusant. Surtout que Pékin n’est pas très jolie, c’est une ville partiellement grise, poussiéreuse et polluée, envahie par des chantiers, des immeubles à perte de vue, des routes à voies multiples occupées d'un flot ininterrompu de véhicules. Puis Hangzhou et mes amis me manquaient.

Ainsi, après avoir arpenté les rues de Pékin pendant une semaine, j’avais décidé de retourner à Hangzhou pour une dizaine de jours, histoire de revoir mes amis et de me ressourcer. Cette première semaine de découverte à Pékin était tout de même intéressante et m’a permis de découvrir quelques endroits sympas, des rues commerciales gigantesques et surpeuplées perdues au milieu de tours postmodernes, quelques îlots de verdure perdus au milieu des gratte-ciels et de la circulation.

Et en ce qui concerne la visite des fameux monuments de Pékin (Muraille de Chine, Citée interdite, etc.), il a été décidé que ceci se fera après mon retour de Hangzhou, lors de ma dernière semaine en Chine qui se passera à Pékin et avec des amis.
Les montagnes jaunes (Huang Shan), situées dans la province de Anhui (au sud-est de Shanghai), doivent leur nom non pas à leur couleur, mais par le fait qu’elles aient été visitées par le mythique Empereur Huang Di (Empereur jaune), qui aurait régné sur la Chine de 2697 à 2597 avant JC, avant qu’un dragon venu du ciel ne l’emporte au paradis à l'âge de 110 ans.
Cette chaîne de montagne s’étend sur 1200 Km carrés, dont 154 inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. On y trouve 72 pics dont les plus hauts dépassent les 1800 m d’altitude. On y trouve également 30 collines, 22 rocs fantastiques, 10 terrasses et 29 grottes, ainsi que des hôtels, un sanatorium, des bains thermaux et un téléphérique.
Nous avons passé 2 jours dans les montagnes jaunes, en Avril 2005, lors d’une excursion organisée par le laboratoire dans lequel travaille Lulu. Ainsi après 4h de voyage par bus suivi d’une nuit dans un hôtel situé au pied des montagnes, nous étions tous impatients de gravir les milliers de marches taillées dans le roc, lesquelles nous conduisirent à travers des paysages fabuleux, où la végétation la pierre et les nuages s’entremêlent pour former des compositions d’une beauté surprenante et éphémère.
Nous avons passé une nuit dans un hôtel situé sur un des sommets de Huang shan, et nous sommes réveillés le lendemain à 5h, motivés par l’espoir d’apercevoir le soleil se levé au dessus des brumes perpétuelles recouvrant les montagnes. Malheureusement le brouillard présent ce jour là ne nous accorda pas la chance d’assister à cet événement.
Ensuite il était temps pour nous de redescendre.
Ces brefs instants passés dans les montagnes jaunes étaient synonymes d’émerveillement devant cette nature à la fois magnifique et en constant changement. Un sommet qui, caché par les nuages, ne laissait apercevoir de lui qu’une ombre fantomatique à travers laquelle les arbres et les pierres se fondent dans une même peinture monochrome, pouvait, le temps d’un instant passager, se découvrir majestueusement et se présenter accompagné de ses couleurs et de ses éléments, avant de s’allonger une nouvelle fois dans son lit de brume.
Etant sur le point de retourner prochainement à Hangzhou (le mois prochain), j’espère avoir l’occasion de retourner à Huang shan et d’apercevoir cette fois ci le soleil se lever sur l’océan de nuages.
Située au bord de la rivière Xiangjiang, Changsha est la capitale de la province Hunan et le berceau du communisme chinois. C’est ici que, dans sa jeunesse, Mao Tsetong faisait ses études et commençait ses activités révolutionnaires. Mon premier séjour à Changsha s’est déroulé en Juillet 2005, rendu possible grâce à l’invitation de Lulu à venir passer deux semaines chez sa famille, invitation que j’ai accepté avec grand plaisir vu qu’elle m’autorisait à découvrir ainsi de nouvelles villes chinoises et à satisfaire mes envies de découverte et de dépaysement.
Après avoir passés 12 heures assis dans un train bruyant, inconfortable et encombré nous sommes finalement arrivés à Changsha et avons été accueillis par les parents de Lulu. Les conditions de vie à Changsha sont nettement plus dures que celles que nous offre Hangzhou. Hangzhou étant l’une des plus belles villes de Chine il est toujours difficile de la quitter pour aller ailleurs.
Changsha est une ville poussiéreuse et pas très jolie, habitée par plus de 5 millions d’habitants. La nourriture y est aussi très différente de celle de l’Est de la Chine, elle est plus épicée et amère. Heureusement je pouvais compter sur le dévouement de Lulu et de sa famille qui veillaient à ce que je ne manque de rien et qui cuisinaient même des plats spécialement pour moi.
Nous avons profité de notre première semaine passée à Changsha pour visiter les principales attractions de la ville, telles que ses rues commerçantes, les berges du fleuve Xiangjiang, un musée. Nous avons également fait beaucoup de shopping et rendu visite à des amis de Lulu. La semaine suivante nous avons passé quelques jours à Loudi, afin de rendre visite à la famille de Lulu (voir l'article "Voyage à Loudi").
Ces quelques jours passés à Changsha n'ont pas toujours été évidents mais ils m'ont permis de vivre une expérience intéressante et enrichissante. J’en profite d’ailleurs pour remercier Lulu pour son invitation, ainsi que ses parents pour leur accueil et leur gentillesse.

Vous pouvez voir ci-dessus une photo prise dans le parc « Window of the World » de Changsha, photo représentant un château allemand surplombant le capitole. En dehors du temps qui n’était pas très clément, nous avons passé une journée agréable. Mais j’ai néanmoins quelques critiques à faire concernant le choix des édifices présents dans le parc, les monuments français étant largement minoritaires (il n’y en avait qu’un seul et il représentait une fontaine Parisienne) devant les autres monuments européens (principalement anglais), non pas que je sois jaloux devant cette injustice discriminatoire vis à vis de mon pays, mais je m’étais fait une telle joie de présenter à Lulu la Tour Eiffel et d’autres fameux monuments français que je ne pouvais qu’être déçu devant leur absence…
Mercredi 14 décembre 2005
Il y a le paradis au ciel. Et sur terre, il y a Suzhou et Hangzhou."
Chaoying, poète de la dynastie Yuan (1279-1368).
Hangzhou est une ancienne capitale de la Chine. Sous la dynastie des Song du Sud (1127 - 1279), Hangzhou, alors appelée Lin’an, était la capitale de la nation, et par conséquent le centre politique, économique et culturel de la Chine.
Aujourd’hui, Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang, est une ville touristique réputée pour son charme et son intérêt culturel. Nichée aux pieds des monts Tianmu, bordée au sud par le fleuve Qiantang, Hangzhou est notamment connue pour son célèbre lac de l’Ouest (Xihu). Le voyageur italien Marco Polo a visité Hangzhou en 1280, il a été impressionné par sa beauté naturelle et la décrivit comme l’une des plus belles cités du monde.
Hangzhou est peuplée d’environ 5 millions d’habitants et est considérée comme une « petite ville chinoise » par la population locale. La notion de taille est ici toute relative et je comprends que 5 millions est peu aux yeux de chinois habitués à des villes telles que Beijing, Shanghai, ou Xi’an qui dépassent aisément les 10 millions d’habitants, néanmoins pour le français que je suis, venant d’un petit bourg de 500 habitants perdu au milieu de la campagne alsacienne, je considère Hangzhou comme les autres villes chinoises, c'est-à-dire une ville immense et densément peuplée. Pourtant Hangzhou possède des atouts supplémentaires, qui la distinguent des autres villes chinoises, enchantent les touristes et lui confèrent ce statut de « paradis sur terre ».
Le plus beau site de Hangzhou est sans aucun doute le lac de l’Ouest. Entouré de montagnes boisées, de parcs et de jardins dans lesquels les faisans se promènent au milieu des étangs, des anciens pavillons et des terrasses à l’ombre de saules pleureurs, divisé par ses digues historiques qui permettent aux voyageurs d’enjamber des ponts de pierre et de se promener au milieu des reliques culturelles, le lac de l’Ouest nous émerveille continuellement et nous donne l’impression d’être perdu dans une peinture traditionnelle chinoise. Il nous révèle ses charmes au fil des saisons qui passent, et dont l’apothéose est atteinte lors de l’éclosion des fleurs de lotus qui parsèment le lac.
Su Shi, un éminent poète de la dynastie Song (960 - 1279), célébra le lac de l’Ouest dans l’un de ses poèmes en le comparant à Xi Shi, une femme autrefois reconnue pour son éblouissante beauté :
« L’eau du lac est miroitante par un jour ensoleillé, les montagnes embrumées magnifiques malgré la pluie ; naturel ou chatoyant comme Xi Shi, le lac a toujours beaucoup de charme ».
Afin de continuer la liste des endroits visités lors de mon récent séjour en Chine, voici une petite description de Loudi, petite ville située à 4 heures de train de Changsha, capitale de la province du Hunan. En Juillet 2005 j’ai passé 2 semaines de vacance dans la famille de mon amie Lulu, à Changsha. Nous avons profité de cette période pour rendre visite à des membres de sa famille qui habitent à Loudi, ce qui m’a permis de découvrir cette ville pendant 4 jours.

L’atmosphère de Loudi contraste très nettement avec celle de Xitang (voir l’article précédent). Loudi est sale et poussiéreuse. Lors de nos promenades, on rencontrait de nombreux déchets abandonnés sur la chaussée ou à coté.
Les grands parents de Lulu habitent à 30 minutes de voiture de Loudi, en pleine campagne chinoise. Nous avons passé une matinée chez eux, afin de leur rendre visite et d’avoir l’occasion de partager un repas ensemble. La nourriture était très amère et épicée, je n’ai donc pas mangé beaucoup. pour boisson j’avais le droit à du vin chinois qui devait avoir un taux d’alcool proche de 40°. Inutile de dire que je n’ai pas beaucoup bu non plus. Néanmoins j’ai passé un moment très agréable dans cette famille, ils étaient très gentils, hospitaliers et s’assuraient toujours que je ne manque de rien. Après le repas j’en ai profité pour visiter rapidement les environs et prendre quelques photos, mais la température a fait que je ne suis pas resté plus de 10 minutes dehors. Je n’ai passé que quelques heures dans cet endroit, mais j’en garde de très bons souvenirs et mes regrets sont de ne pas pouvoir parler chinois et de ne pas avoir un estomac habitué à la nourriture de cette région.

Les quelques jours suivants passés à Loudi, nous nous sommes promené, avons fait du lèche-vitrine (Lulu s’est acheté une très jolie robe) et avons visité la ville. Nous avons découvert quelques endroits sympas, tels que des parcs, des étangs et des rues commercantes. Je pense n’avoir jamais été aussi heureux de rencontrer un fast-food que lorsque j’ai découvert celui de Loudi (un KFC), après avoir passé plusieurs jours a mangé la nourriture locale.

Seulement 4 jours après être arrivé à Loudi, il était déjà temps de repartir à Changsha. Néanmoins j’étais plutôt content de quitter cette ville du centre de la Chine. L’image que j’en garde est celle d’une ville poussiéreuse et rude. C’est une ville en plein développement (comme le reste de la Chine) et il faut donc espérer que ce développement se fera d’une manière positive.
Situé à 110 kilomètres de Shanghai et à 2 heures de train depuis Hangzhou, Xitang, petite Venise chinoise, est une ancienne et pittoresque ville d’eau célèbre notamment pour ses 104 ponts, ses allées et ses passages couverts. J’ai passé 2 jours à Xitang en Août 2005, accompagné par Lulu (de son vrai nom Li Sailu), une charmante et agréable Chinoise qui a accepté d’être mon guide et mon interprète. Je lui suis d’ailleurs très reconnaissant pour son aide et sa présence car voyager tout seul en Chine, surtout lorsqu’on ne parle pas chinois, n’est pas évident et beaucoup moins intéressant.
Parmi les nombreuses villes Chinoises que j’ai visité, Xitang m’a laissé la meilleure impression. Loin des foules, des voitures et du bruit, Xitang propose une atmosphère reposante et agréable. Nous nous sommes promenés sur les berges longeant les canaux, entourées de maisons pittoresques et parsemées de passages couverts et de ponts, les nombreuses boutiques que l’on trouvent de part et d’autre des canaux proposent des bibelot en tout genre (très abordables, à condition de pouvoir marchander… Merci Lulu :) ) ainsi que de la nourriture locale (une sorte d’alcool de riz très bon et des galettes de je-ne-sais-pas-quoi mais délicieux).
J’ai été agréablement surpris de voir de nombreux animaux domestiques (chats, chiens, cygnes) se promener et se reposer librement dans les ruelles, sans être inquiétés par la population locale et par les visiteurs, ce qui est relativement rare en Chine. Le soir, afin d'achever notre premier jour de découverte de la ville, nous avons fait du bateau et traverser une Xitang illuminée de lampions et de lumières rouges et dont les reflets sur l’eau ajoutait à l'atmosphère de la ville magie et féerie.
Le lendemain nous avons flâné et circulé entres les différents canaux, reliés entre eux par de minuscules ruelles dont certaines d’entre elles débouchent sur des musées et des maisons très anciennes.
Toutes ces caractéristiques contribuent à donner à Xitang un charme inimitable ainsi qu’une impression de calme et de sérénité. Ces deux jours passés à Xitang ont été très reposants et agréables, et j'espère encore avoir l'occasion d'y retourner et continuer mes découvertes.
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